20170131


en ces temps de sur exposition, de sur représentation, de sur production, il faudrait plus que jamais être sous exposé, rare, silencieux, sibyllin. c’est infernal cette recherche d’écoute ou de notoriété, qui contamine même le plus rétif. problématique de l’époque. à laquelle il m’arrive de penser trop. c’est une autre sorte de refus du présent, quel qu’il soit.
oui car il faut que chaque présent, même pauvre ou misérable, soit accueilli comme il se doit, comme un roi.

quatre lignes


je voulais que quatre lignes, quatre lignes que je pourrais écrire là ce soir, me sauvent, me sauvent de la transparence absolue dans laquelle j’ai passé ma journée. j’ai promené une sorte de désespoir portatif et invisible dans les rues. rues, nues. j’avais ces phonèmes en tête. transitoire, l’humeur hésitante entre le bus et l’abribus, haletant. rentré, je n’ai plus qu’une envie lointaine et vague, dont j’imagine ou espère qu’elle me sauverait : revêtir la plus grande impudeur…
et je n’ai pas écrit ces quatre lignes.