20170212


on est dimanche. encore un rêve oublié. attente du soir dans le silence. attente du soir et de la nuit. de l’attente comme attentat. en attendant, conversations à propos des conversations. comme quoi je préfère la musique, les performances solitaires du laveur de carreaux. l’or du dimanche sans alternative. raconter toujours la même chose, donc ne pas le raconter. y a-t-il une solution à ces films muets en attente dans les parois de la pensée ? ne pas savoir jamais.
Alice qui a connu Kafka. Celui-ci l’emmenait promener, il lui achetait des glaces, il souriait et racontait des histoires drôles. prénoms magiques des alices dans les villes. sauf qu’ils allaient aussi dans la forêt. comment savoir ce qu’il en sera, puisqu’on est aujourd’hui et seulement aujourd’hui ? si tu fais simplement le tour de l’arbre, tu me trouveras.
« Restez calmes. N’oubliez pas. Le calme, c’est la force. » (l’amie d’Alice)

kafka café froid


Kafka est parti se promener. On ne sait jamais à quelle heure il rentrera. L’incertitude est son principal trait de caractère. Je me retrouve seul et je déteste ça. Que faire en son absence, que faire sinon, attendre. Je regarde les étourneaux par la fenêtre. À la cuisine, je me ressers, avec une sorte de dégoût content de lui (« satisfait ») une tasse de café froid, reste du matin. J’allume la radio pendant une seconde, simplement pour le plaisir de faire taire ces bavards. Je rêve d’une station de radio où l’on se tairait, animée par des silencieux. Je n’ai pas envie d’être assis, je n’ai pas envie de m’allonger. Je reste debout, par élimination. Mon esprit, je le sens bien, évite de se fixer sur des sujets cruciaux.