des fermoirs des agrafes


beauté des fermoirs, des agrafes. fin crochet de métal qui vient se ferrer sur le cercle qui retient la pellicule de nacre galbée et sculptée. quel acharnement, que de luttes. une petite boîte arrondie, ciselée. une peau si fine qu’on pourrait voir à travers les secrets. quelle force. arriver jusque-là, traversée des époques, le sang séché n’est jamais totalement effacé. quelqu’un regarde depuis l’ombre, borgne, de ces années noires. dissimulé dans le passage. sur le col, des poussières de larmes, le sel cristallisé. piano mécanique car ils sont tous morts, ou emportés. combien y en avait-il, combien ont disparu. dernier spleen, dernier spécimen.
comme la beauté peut faire souffrir, n’est-ce pas. 
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pop, une journée

je fais mes courses je lis mes mails je téléphone je lis des trucs je perds du temps je pense à ce qu’il faudrait faire j’attends un message je parle au téléphone j’écoute la même chanson le grand sommeil la vérité est dans les chansons-pop je vais au vernissage je vais prendre un verre avec A. je remets plusieurs versions de la même chanson je regarde un clip j’appelle J. je réponds à E. je parle à J. (champagne/prosecco et demain) je soigne mon rhume je pense margaritas je pense à un film sans rien ou presque avec J. en ce sens il faut creuser je crois que ça peut marcher scène après scène quelque chose de très sec
A. me montre sa magnifique double-bague en or rose dans un vilain mac-do.