2021-0109 — acividité

des gens produisent du contenu qui n’a aucune valeur, qui est du néant en puissance, de l’oubli déjà futur, s’extasient entre eux (par petites grappes) d’une accumulation d’images qu’ils appellent photo ou film, de mots sans intérêt. et la technologie ne fait qu’accroitre cette accumulation de clichés. mais à quoi bon dire ça ? chacun dit ce qu’il veut. j’arrête de suite sur cette ligne. je ne fais que m’interrompre. je m’interromps de la médiocrité des autres. en un sens il en va de leur faute. leur nullité se communique et en conséquence je me tais, moi, alors qu’ils continuent leurs barbotages. cauchemar où chacun reproduit l’horrible déjà Giacometti. il faut sans cesse réparer. je lève les yeux et je vois l’immeuble en face, toujours aussi laid et familier, à travers la pellicule de fine grisaille impalpable qui chaque jour se dépose sur la vitre. j’ai mis de la musique. mélange de sons indéterminés, de basse électronique, de piano. peu de notes. et cela ne désire rien dire heureusement. si je pouvais seulement faire ça, faire ça. faire face.
nos jours simplement la recherche d’un normal désormais inatteignable. notes, cafés, repas, repos, travail. musique. brefs messages alternatifs. il faut davantage de sept heures du matin inconstants. mouvement extrêmement lent de l’intérieur qui mène vers un où. vers un j’essaie d’ignorer. je n’aime pas les chiens, je n’aime pas le mois de janvier, alors patience. quand on n’aime pas, tout est nivelé, ce n’est pas super intéressant. alors se taire encore une fois. comme si à chaque impulsion correspondait un silence, supérieur. alors pourquoi pas d’ailleurs. en quelques secondes parfois, une chanson newwave brasse tous nos souvenirs, toutes nos impressions. je crois de moins en moins aux secrets tout en les cherchant avec plus d’avidité.