— not even a diary / 2019-0522


« C’est lié à l’amour », prononce une phrase dans ma tête, sans que je sache qui parle et de quoi. Peut-être un double dans le double-fond de mon être, dans la backroom ou le boudoir de mon âme. En même temps, mais de très loin, à peine perceptible, j’entends un bip, bip, bip, répétitif, et je suis incapable de déterminer s’il vient du même endroit ou simplement de derrière la fenêtre. Mais s’il vient de derrière la fenêtre, comment peut-il percer et s’imposer malgré l’énorme bruit des travaux de ma rue, qui depuis aujourd’hui semblent avoir lieu même la nuit, puisque nous sommes bien la nuit, n’est-ce pas ? Il est vrai que ce n’est pas sûr, dans la mesure où je n’ai pas ouvert les rideaux pour vérifier. Je me fiais simplement à tort ou à raison, à l’horloge interne. Mais j’ai hâte de l’épisode suivant, car j’ai bien envie de savoir ce qui est lié à l’amour. L’expérience incontrolable de la vie est liée à l’amour, mais je ne sais pas trop ce que ça veut dire. L’impossibilité d’aider quelqu’un qu’on voudrait aider / qui aurait besoin d’être aidé, c’est lié à l’amour, mais d’une façon contrariée ; plus j’y pense et plus je trouve de choses liées à l’amour en même temps qu’un désert.