20170123 le début de toute lassitude


le début de toute lassitude. quelque chose m’échappe. quelque chose t’étreint. j’ai les mains sèches, pendant que la tour E est avalée par le nuage de pollution. on ne voit plus rien par la fenêtre que mon reflet en oiseau de paradis, et quelques scintillements. mon sachet de thé ressemble à un petit paquet de viande métaphysique emballée. le début de toute lassitude. nous sommes lundi le vingt-trois janvier deux-mille dix-sept. personne n’assiste à rien ni à personne en danger. je traque les mots, je trafique les mots, les meubles, sans rien sauver,
le cœur automatique.