Possession


les longues nuits sans traînes. tout ce qui fait taire le discours. intérieurs, il se passe des choses. des longues rues désertes où tombent les regrets — explosent les motos. l’empire du vent. une vie à l’emporte-cri. la tenue bleue des vomissements. a-t-on jamais entendu hurlements si beaux. cuisines, saleté, fuites, courses. issues de lait issu du sang. tout ce qu’on peut, l’y abandonne. scènes de ménage, de viandes amères et mâchées. des appartements bruns, traversés, trépidants, ne finissent jamais, de suinter. dans quel état vont-ils en sortir de ces palais d’escaliers. chaque fruit est une promesse d’écrasement. « Presque », implore-t-elle en position de crash quand le monstre la baise. la prochaine fois peut-être. la caméra n’arrive pas à suivre. une plume et une chaussure sorties d’une poubelle. quels écoulements de mal y a. dans l’œil, les faveurs des recommencements. l’être nu dans le regard de l’autre.

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