20160820 33a


seule la fatigue me rend à moi-même. arrivé au bout de quelque chose, minime soit-elle, mineure soit-elle. ce soir encore tout l’espace sonore est disponible. ou alors mon écoute est de plus en plus sensible. il n’y a aucun bruit c’est assez troublant. pourtant en faisant les courses, il y avait clairement à nouveau plus de monde dans les supermarchés. mais quel calme, là… c’est la fin de l’été.

la recherche du temps perdu, c’est les commentaires sous les chansons pop et la variété sur youtube.
je fais des calculs basés sur les chansons de variété, des sortes de mises au point, des comptes « à rebours ». (33a) (je ne sais pas pourquoi j’ai écrit « 33a ».)

s’il n’y avait pas le café je ne pourrais peut-être pas me lever. parfois il est bon, parfois il est moyen, parfois il est raté. de temps en temps, il est exceptionnel ; c’est très rare. j’ai pourtant l’impression de faire toujours pareil. mystère.

je laisse des choses inachevées. j’écris des trucs que je ne finis pas, je rencontre des gens que je ne revois pas. pourquoi faut-il toujours chercher à comprendre, ou un « sens ». ça n’a aucune importance. ce qui est bien vu est ce qui est fini ? (ici, un proverbe asiatique (que j’ai oublié.))
ce qui peut exister est ce qui a une forme suffisamment déterminée. les fragments, la ruine, c’est autre chose, c’est plus obscur, plus maudit. j’essaie d’adapter le temps à mon poignet ; ça serre un peu.
en fait les gens veulent surtout qu’on parle d’eux, c’est-à-dire qu’on leur accorde de l’importance. si tu arrives à te dégager de ça, c’est un peu merveilleux. c’est une condition nécessaire à pas mal de choses.