20160808 puisqu’elle est ravageuse


un soupir, une démangeaison soudaine, le nez bouché, crampe ou mal de dos, litanies des expressions du corps, et finalement, c’est réjouissant, c’est de l’existence, et c’est de l’existence dont il faut apprendre à tirer le plaisir.
plaisir du matin : café lumière
plaisir de l’après-midi : intrinsèque à la notion même d’après-midi. la journée encore libellule, ouverte et longue, l’après-midi est une liberté plus grande.
plaisir du soir : ce qui peut encore se passer, la phase Fellini.
plaisirs de la nuit : plaisirs de la nuit.

continuer encore, veiller, écrire, une ouverture soudaine de tout, la non-surveillance, le relâchement, les dépassements des limites, l’expansion illimitée de la notion de journée, lire voir faire encore quelque chose… on peut toujours faire l’inventaire des inventaires.
à chaque fois ma main a besoin de se saisir de quelque chose, pour détourner mon esprit, mon cerveau, ma main me distrait. pourtant c’est elle aussi qui fait le travail, qui écrit notamment. la main qui distrait et la main qui travaille (c’est la même)

puisqu’elle est ravageuse

chercher à contenter un manque de quelque chose.
j’écoute un concerto et voilà ça passe au sublime sans prévenir. je vais pas commencer à décrire de la musique et à mettre des majuscules, c’est pas le but de la journée. faire toujours autre chose, être insaisissable. la théorie de l’homme-mystère. égarer le passant. parfum eau de parfum eau douce eau salée. il faut savoir bien nager et pas seulement dans les eaux troubles ou les larmes.
soit dit en passant j’essaie d’atteindre la rive de cette page.
par la fenêtre je regarde les idylles naître