kafka café froid


Kafka est parti se promener. On ne sait jamais à quelle heure il rentrera. L’incertitude est son principal trait de caractère. Je me retrouve seul et je déteste ça. Que faire en son absence, que faire sinon, attendre. Je regarde les étourneaux par la fenêtre. À la cuisine, je me ressers, avec une sorte de dégoût content de lui (« satisfait ») une tasse de café froid, reste du matin. J’allume la radio pendant une seconde, simplement pour le plaisir de faire taire ces bavards. Je rêve d’une station de radio où l’on se tairait, animée par des silencieux. Je n’ai pas envie d’être assis, je n’ai pas envie de m’allonger. Je reste debout, par élimination. Mon esprit, je le sens bien, évite de se fixer sur des sujets cruciaux.